Visiteurs (depuis début juin 2007)

4.6.07

Chanter pour notre planète

Il y a des interprètes qui transmettent de véritables messages, dans ce cas-ci, des messages sur les actes qui nuisent à notre environnement.

En voici 4 exemples: à voir, à écouter, à lire, à réfléchir...et à AGIR!


Yannick Noah - «Aux arbres, citoyens», 2007



(Paroles)
Le ciment dans les plaines
Coule jusqu'aux montagnes
Poison dans les fontaines,
Dans nos campagnes
De cyclones en rafales
Notre histoire prend l'eau
Reste notre idéal
"Faire les beaux"
S'acheter de l'air en barre
Remplir la balance:
Quelques pétrodollars
Contre l'existence
De l'équateur aux pôles,
Ce poids sur nos épaulees
De squatters éphémers...
Maintenant c'est plus drôle
Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens!
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain!
Aux arbres citoyens
Quelques baffes à prendre
La veille est pour demain
Des baffes à rendre
Faire tenir debour
Une armée de roseaux
Plus personne à genoux
Fait passer le mot
C'est vrai la terre est ronde
Mais qui viendra nous dire
Qu'elle l'est pour tout le monde...
Et les autres à venir...
Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens!
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain!
Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens!
Il est grand temps qu'on s'oppose
Un monde pour demain!
Plus le temps de savoir à qui la faute
De compter la chance ou les autres
Maintenant on se bat
Avec toi moi j'y crois
Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens!
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain!



Pascal Obispo - «Il voulait de l'eau», 2007


(Paroles)
Il était un village
Où la pluie s'était tû
Où même les mirages
N'avaient pas assez bu
Il faisait bien trop chaud
Dans ce monde perdu
L'enfant était de trop
Et l'eau ne coulait plus
Il voulait de l'eau
Pour qu'un bateau le voit
Nager dans les flots
Il aurait aimé ça
Il voulait de l'eau
Pour pouvoir vivre là
Suivre les ruisseaux
Et vivre comme toi
À boire la poussière
Que devient-on là-bas?
Y a-t-il une prière
Qu'ils ne connaîtraient pas
Mais sur ce sol aride
Où rien ne poussera
On a les yeux si vides
Que l'eau ne coule pas
Pour pouvoir comme moi
Suivre les ruisseaux
Jusque dans les deltas
Il était un village
Que la pluie n'a pas vu
Où la mer est de sable
Sur ce radeau perdu
Pour avoir moins chaud
Il est parti sans moi
Chaque enfant est de trop
Quand l'eau...ne coule... plus
Il voulait de l'eau
Pour pouvoir vivre là
Il voulait de l'eau
Pour son radeau de bois
Glisser sur les flots
Il aurait aimer ça...
Boire dans les ruisseaux
Sur le sable là-bas



Les Cowboys fringants - «Plus rien», 2007


(Paroles)
Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maint'nant le dernier humain de la Terre
On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant
Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps
Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père
Et qu'il tombait encore de la neige en hiver
En ces temps on vivait au rythme des saisons
Et la fin des étés apportait la moisson
Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux
Où venaient s'abreuver chevreuils et orignaux
Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante
Paysages lunaires et chaleur suffocante
Et tous mes amis mourir par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...
Plus rien...Plus rien...
Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maint'nant le dernier humain de la Terre
Tout ça a commencé il y a plusieurs années
Alors que mes ancêtres étaient obnubilés
Par des bouts de papier que l'on appelait argent
Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants
Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
Étaient prêts à tout pour arriver à leur fins
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la Terre
Pollué l'air ambiant et tari les rivières
Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
Et les ont averti qu'il fallait tout stopper
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie
Ces hommes là ne parlaient qu'en termes de profits
C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens
Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence
Quand tous les océans ont englouti les îles
Et que les inondations ont frappé les grandes villes
Et par la suite pendant toute une décennie
Ce fut les ouragans et puis les incendies
Les tremblements de terre et la grande séch'resse
Partout sur les visages on lisait la détresse
Les gens ont dû se battre contre les pandémies
Décimés par millions par d'atroces maladies
Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'à c'qu'il n'y air plus rien...
Plus rien...Plus rien...
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre
Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée
N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné
Car il ne reste que quelques minutes à la vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer
Adieu l'humanité...
Adieu l'humanité...



Mickey 3D - «Respire», 2004


(Paroles)
Approche-toi petit, écoute-moi gamin,
Je vais te raconter l'histoire de l'être humain
Au début y avait rien au début c'était bien
La nature avançait y avait pas de chemin
Puis l'homme a débarqué avec ses gros souliers
Des coups d'pieds dans la gueule pour se faire respecter
Des routes à sens unique il s'est mis à tracer
Les flèches dans la plaine se sont multipliées
Et tous les éléments se sont vus maîtrisés
En 2 temps 3 mouvements l'histoire était pliée
C'est pas demain la veille qu'on fera marche arrière
On a même commencé à polluer le désert
Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
D'ici quelques années on aura bouffé la feuille
Et tes petits-enfants ils n'auront plus qu'un oeil
En plein milieu du front ils te demanderont
Pourquoi toi t'en as 2 tu passeras pour un con
Ils te diront comment t'as pu laisser faire ça
T'auras beau te défendre leur expliquer tout bas
C'est pas ma faute à moi, c'est la faute aux anciens
Mais y aura plus personne pour te laver les mains
Tu leur raconteras l'époque où tu pouvais
Manger des fruits dans l'herbe allongé dans les prés
Y avait des animaux partout dans la forêt,
Au début du printemps, les oiseaux revenaient
Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
Le pire dans cette histoire c'est qu'on est des esclaves
Quelque part assassin, ici bien incapable
De regarder les arbres sans se sentir coupable
A moitié défroqués, 100 pour cent misérables
Alors voilà petit, l'histoire de l'être humain
C'est pas joli joli, et j'connais pas la fin
T'es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou
Qu'on remplit tous les jours comme une fosse à purin

Aucun commentaire: